Etes-vous "workaholique" ?
Par Pauline le jeudi 18 juin 2009, 17:02 - Développement du personnel - Lien permanent
Même si l'article date déjà du 3ème trimestre 2008, je souhaitais vous faire partager un extrait de ce dossier intitulé "conduites addictives et travail", que l'INRS (Institut National de Recherche et Sécurité) a écrit.
Vous pouvez retrouver, en annexe de ce billet, le dossier complet sur les conduites addictives qui traite, en plus de ce terme extravagantesque, de la dépendance à l'alcool et aux substances illicites.
Mais aujourd'hui, nous allons percer l'abcès du workaholisme. Car c'est bel et bien un abcès et bordé d'épines même !

D'après l'article passionnant (présent en annexe) de l'INRS, le workaholisme signifie la "dépendance au travail".
En effet, un individu atteind de cette pathologie ne pense qu'au travail, de manière obsessionnelle et n'a que ce mot en tête. Celui qui souhaite "en faire toujours plus" est aussi susceptible d'appartenir à la famille des "workaholiques".
Les vacances ne font pas partie de son vocabulaire ou s'il en prend, il souffre grandement pendant cette période. Les loisirs sont destinés au travail, la famille est remplacée par le travail et bien sûr le week-end est aussi consacré au travail.
Et malheureusement, certains d'entre eux peuvent nuire à leur entourage personnel et/ou professionnel par le stress, le surmenage, l'épuisement professionnel, la pression voire le harcèlement professionnel.
Actuellement, cette pathologie est prise très au sérieux car elle a des conséquences très néfastes, voire mortelles.
En effet, le dépendant au travail peut-être sujet à la mort par le travail. Ce qui signifie d'après l'INRS, je cite : la mort subite par crise cardiaque d'une personne sur son lieu de travail, qui a exercé une activité de travail de plus de 24 heures sans discontinuité.
Cela peut paraître irréel mais j'en suis sûr, bel et bien existentiel.
Or, cet aspect dramatique n'est pas du tout ressenti de cette façon par les personnes qui côtoient un workaholique, bien au contraire ! Il est décrit comme quelqu'un de responsable, mature et respecté par son entourage professionnel. Et beaucoup lui décerne la palme des promotions et du bon gagne pain.
Quels sont les solutions pour irradier la pathologie ? L'INRS n'en propose pas des milles et des cents : une psychothérapie ou une psychothérapie !
Le workaholisme est un terme qui devrait à tous nous faire peur, car même s'il suscite l'admiration, il n'en est pas moins destructeur.
Donc demain, quand vous irez travailler, vous ne regarderez certainement plus de la même manière votre collègue qui reste des heures inconsidérables devant son ordinateur !
Et cet article sur le workaholisme pourra peut-être le faire réfléchir !
... Et manifestement, il nous fait aussi réfléchir !
Ce pourquoi, je vous propose, toujours en annexe, un test que vous pouvez réaliser de suite afin de connaître votre degré de workaholisme.
J'espère simplement que vous n'allez pas faire exploser les scores !



Commentaires
J'ai eu chaud, je suis en moyen... Vivement les vacances !
Faible pour moi ! Faut dire qu'au chômage, j'ai pas trop de quoi être stressée par le travail !
Merci pour ce billet. Je sais qu'à certains moment de ma vie j'ai été dépendant de ma vie professionnelle. J'étais pour des raisons de couple à 1000 km de la famille, et ce couple s'est séparé donc j'ai été acculé au travail. J'ai eu aussi des salariés qui prennaient leur travail très, trop à coeur. Il faut le gerer aussi, relativiser les choses, et pour certains les aider à déléguer, à former, ou laisser des consignes claires pour pallier à leur absence tout en respectant en valorisant leur savoir faire. On dit bien que les cimetières sont remplis de personnes indispensables. En allant voir ailleurs on s'enlève des oeillères et souvent on trouve des nouvelles idées pour faire encore mieux.
J'ai enregistré le dossier INRS complet sur mon micro
Je pense que je l'ai été à une époque (dont je ne garde pas un bon souvenir mais pendant laquelle j'ai beaucoup appris...) mais heureusement les priorités changent !
J'ai adoré ma looongue période de workaholisme (env 15 ans).
Parce que je me suis éclatée;
parcequ'elle m'a permis d'évoluer dans ma carrière professionnelle.
De +, j'ai été passionnée par mon travail.
Par contre, j'ai loupé bcp de temps avec mes enfants, et j'ai toujours été sur la brêche, donc pas toujours très cool.
Et me suis séparée du père de mes enfants.
Bilan? Ca serait à recommencer, je le referais mais en essayant de mieux gérer ma vie, en étant moins addict au job, + à l'écoute de ma famille.
+ intelligente quoi!
Bonjour! Ce soir encore, je ne dors pas.. Ma meilleure amie, ma soeur de coeur, est embrigadée dans un système dont elle est prisonnière. Elle travaille depuis 4ans dans un restaurant, environ 70heures par semaine, voire plus, souvent. Ce devait être un boulot pour six mois avant de repartir vivre à l'étranger pour d'autres projets bien plus joyeux, sains et humains, avec des enfants.Elle était très intelligente, sensible, généreuse, douce, souriante.Aujourd'hui, 'est un spectre, une machine à travailler, elle se détruit de la tête-mental-, aux pieds-physique-,totalement dépourvue d'elle-même,sa confiance en elle absente, le mensonge est son oxygène, la violence envers moi, son souffle. Je préfèrerais être à sa place, que de voir ça, impuissante, malgré un acharnement de chaque instant, seule, car son entourage est aveugle et/ou, indifférent, en ne m'accordant que les voyages à l'étranger pour reprendre de l'énergie. Elle m'a dit ce soir, qu'elle était comme "lobotomisée", incapable de réagir. Je suis triste, désemparée, démunie, et seul, mon courage, mes larmes, et mon amitié me permettent de vivre encore. Je ferais n'importe quoi pour la sortir de là.
Qui puis-je contacter, que puis-je faire, moi, déjà, comment me comporter, puisque le dialogue est impossible? Elle fuit, use de paroles atrocement méchantes et blessantes, de la perversion, provocation, elle est comme possédée, vraiment.. Merci de prêter attention à mon appel au secours et de ne me laisser sans réponse.. Merci d'être là aussi et d'en parler, il le faut, et bien plus encore, car celui qui ne le vit pas, ne le croit pas, c'est trop irréaliste, et pourtant, un patron peut être un véritable Gourou, u sens premier du terme. Il n'existe aucune différence entre le groupe de restauration dans lequel elle travail en tant que directrice, et une secte, AUCUNE, car rien d'autre n'existe plus pour elle, qui aimait tant et si fort les êtres humains, la nature, le soleil, la mer....la vie!!
@Virginie : j'ai pris soin de te répondre par mail. J'espère que la réponse t'aidera.